En 1893, Albert Kahn s’installe
6 quai du 4-Septembre
à Boulogne et va pendant vingt ans
progressivement acquérir
les parcelles attenantes afin
de réaliser son jardin composé
(français, anglais, japonais, vosgien).
En 1990, un jardin japonais
contemporain et le premier musée
y sont insérés.
LE VILLAGE JAPONAIS
C’est ce qui reste du jardin japonais, qui occupait tout le sud-ouest du jardin (construit en deux parties à partir de 1897). La partie plus à l’est, qui subsiste aujourd’hui, comportait deux maisons traditionnelles et un pavillon de thé. L’ensemble sera restauré et modifié en 1965-1966 par le paysagiste Kozo Iwatani, la maison de thé étant remplacée par une plus grande offerte par l’école Urasenke de Kyôto (école de la cérémonie du thé). La partie la plus à l’ouest mise en œuvre en 1908-1909, comportait deux torii, un pont laqué de rouge et une grande pagode (sorinto) qui brûlera en 1953. En 1989-1990, cette partie a été remplacée par le jardin japonais contemporain. Le nouveau musée, conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma, abritera l’accueil principal le début du parcours permanent des expositions temporaires un restaurant et un café un centre de documentation et une librairie-boutique.
LE JARDIN ANGLAIS
Construit sur une parcelle acquise en 1895, il sera restauré en 1993-1994 à partir des autochromes d’Albert Kahn. Il s’organise autour d’une pelouse entourée de grands arbres (sequoia ginkgo ... ) et couverte au printemps de plantes à bulbes (jonquilles, narcisses, crocus... ). Une rivière le sillonne
et alimente un bassin au pied d’une rocaille qui reproduit une falaise miniature. À l’époque de Kahn, cet ensemble était agrémenté de quelques constructions : un cottage (toujours là), une laiterie et une volière.
LE JARDIN JAPONAIS CONTEMPORAIN
Créé en 1988-1989 par le paysagiste Fumiaki Takano, il remplace la partie ouest du jardin japonais initial, un pont laqué rouge un cèdre de l’Himalaya un hêtre pleureur et un portique étant les seuls éléments conservés. Il évoque la vie d’Albert Kahn autour de trois axes : la vie, la mort, l’élément masculin et féminin. L’eau y joue un rôle important, l’étang symbolisant ses succès, et la fontaine la philosophie universelle à travers les Archives de la Planète. Elle circule depuis un cône matérialisant sa naissance vers une spirale de pierres noires pailletée de feuilles d’or symbole de sa mort. Des paysages du Japon accompagnent la visite comme cette colline couverte d’azalées évoquant le mont Fuji. Construit en 1989-1990, le premier musée recouvert d’écailles en cuivre a été conçu par l’architecte français Gérard Planes. Il abritera l’auditorium et la salle d’ateliers pédagogiques du nouveau musée, ainsi qu’une maison de thé intérieure, don de la fondation Urasenke.
LA FORÊT BLEUE
Créée entre 1896 et 1899, elle doit son nom à ses arbres bleus (épicéas du Colorado et cèdres de l’Atlas ). À leurs pieds, entre autres arbustes saisonniers et fleurs sauvages, de nombreuses variétés d’azalées avec, à la fin du printemps, des floraisons rouges, orangées, roses ou violettes.
LE JARDIN FRANÇAIS - LE VERGER-ROSERAIE
En 1895, les paysagistes Henri et Achille Duchêne créent une composition avec un jardin français et un verger mêlé à une roseraie. Il sera restauré en 1990 grâce aux autochromes d’époque.
Le jardin français, d’une approche très classique propre à l’Ancien Régime, est une pelouse rectangulaire entourée de parterres plantés de fleurs saisonnières toujours monochromes d’arbres taillés en rideaux (marronniers et tilleuls ) et de fruitiers . Il est installé devant la serre., construite en métal et couverte de verre. Sa partie centrale est agrémentée de deux pins de Norfolk et de Cycas du Japon, et elle est bordée par deux ailes initialement couvertes par une verrière courbe où poussaient des plantes exotiques et des chrysanthèmes. Au nord, une ancienne grange vosgienne qui, comme les ailes de la serre, sera un élément du parcours pemanent du nouveau musée, les trois espaces présentant chacun une fonction du jardin d’Albert Kahn.
À l’ouest, portés par des arceaux, les rosiers se mêlent aux fruitiers sculptés et palissés ou parfois laissés libres pour évoquer un verger en plein vent. Les variétés sont souvent rares et anciennes : The fairy, Ballerina, Fée des neiges, Belle de Londres, Lady Godiva, pour les roses, Calville rouge, Belle de Boskoop, Grand Alexandre, Nashi Shinseiki, Reine des reinettes, pour les pommes. Encore plus à l’ouest une maison qui du temps de Kahn servait de salle de projection et qui, dans la cadre des nouvelles présentations, accueillera une salle du parcours permanent dédiée aux opérateurs des Archives de la Planète.
LA FORÊT VOSGIENNE
Mise en œuvre tardivement (à partir de 1902), elle évoque sur 3 000 m2 seulement la forêt d’enfance d’Albert Kahn avec un paysage lorrain évoqué par des éboulis rocheux en granite poli des conifères et des feuillus (sapins blancs, épicéas, hêtres, un grand chêne...) et au sol : lierre, fougères, jonquilles... (l’ensemble transporté en train depuis les Vosges à l’origine). Ravagée par la grande tempête de 1999, elle sera restaurée de 2000 à 2002, toujours sur la base des autochromes de l’époque de Kahn, et l’on va, à cette occasion, sur de nouveaux terrains, créer un autre paysage vosgien plus accidenté, de type alsacien avec cette fois des blocs de grès roses brisés surmontés de pins.
LE VILLAGE JAPONAIS
C’est ce qui reste du jardin japonais, qui occupait tout le sud-ouest du jardin (construit en deux parties à partir de 1897). La partie plus à l’est, qui subsiste aujourd’hui, comportait deux maisons traditionnelles et un pavillon de thé. L’ensemble sera restauré et modifié en 1965-1966 par le paysagiste Kozo Iwatani, la maison de thé étant remplacée par une plus grande offerte par l’école Urasenke de Kyôto (école de la cérémonie du thé). La partie la plus à l’ouest mise en œuvre en 1908-1909, comportait deux torii, un pont laqué de rouge et une grande pagode (sorinto) qui brûlera en 1953. En 1989-1990, cette partie a été remplacée par le jardin japonais contemporain. Le nouveau musée, conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma, abritera l’accueil principal le début du parcours permanent des expositions temporaires un restaurant et un café un centre de documentation et une librairie-boutique.
LE JARDIN ANGLAIS
Construit sur une parcelle acquise en 1895, il sera restauré en 1993-1994 à partir des autochromes d’Albert Kahn. Il s’organise autour d’une pelouse entourée de grands arbres (sequoia ginkgo ... ) et couverte au printemps de plantes à bulbes (jonquilles, narcisses, crocus... ). Une rivière le sillonne
et alimente un bassin au pied d’une rocaille qui reproduit une falaise miniature. À l’époque de Kahn, cet ensemble était agrémenté de quelques constructions : un cottage (toujours là), une laiterie et une volière.
LE JARDIN JAPONAIS CONTEMPORAIN
Créé en 1988-1989 par le paysagiste Fumiaki Takano, il remplace la partie ouest du jardin japonais initial, un pont laqué rouge un cèdre de l’Himalaya un hêtre pleureur et un portique étant les seuls éléments conservés. Il évoque la vie d’Albert Kahn autour de trois axes : la vie, la mort, l’élément masculin et féminin. L’eau y joue un rôle important, l’étang symbolisant ses succès, et la fontaine la philosophie universelle à travers les Archives de la Planète. Elle circule depuis un cône matérialisant sa naissance vers une spirale de pierres noires pailletée de feuilles d’or symbole de sa mort. Des paysages du Japon accompagnent la visite comme cette colline couverte d’azalées évoquant le mont Fuji. Construit en 1989-1990, le premier musée recouvert d’écailles en cuivre a été conçu par l’architecte français Gérard Planes. Il abritera l’auditorium et la salle d’ateliers pédagogiques du nouveau musée, ainsi qu’une maison de thé intérieure, don de la fondation Urasenke.
LA FORÊT BLEUE
Créée entre 1896 et 1899, elle doit son nom à ses arbres bleus (épicéas du Colorado et cèdres de l’Atlas ). À leurs pieds, entre autres arbustes saisonniers et fleurs sauvages, de nombreuses variétés d’azalées avec, à la fin du printemps, des floraisons rouges, orangées, roses ou violettes.
LE JARDIN FRANÇAIS - LE VERGER-ROSERAIE
En 1895, les paysagistes Henri et Achille Duchêne créent une composition avec un jardin français et un verger mêlé à une roseraie. Il sera restauré en 1990 grâce aux autochromes d’époque.
Le jardin français, d’une approche très classique propre à l’Ancien Régime, est une pelouse rectangulaire entourée de parterres plantés de fleurs saisonnières toujours monochromes d’arbres taillés en rideaux (marronniers et tilleuls ) et de fruitiers . Il est installé devant la serre., construite en métal et couverte de verre. Sa partie centrale est agrémentée de deux pins de Norfolk et de Cycas du Japon, et elle est bordée par deux ailes initialement couvertes par une verrière courbe où poussaient des plantes exotiques et des chrysanthèmes. Au nord, une ancienne grange vosgienne qui, comme les ailes de la serre, sera un élément du parcours pemanent du nouveau musée, les trois espaces présentant chacun une fonction du jardin d’Albert Kahn.
À l’ouest, portés par des arceaux, les rosiers se mêlent aux fruitiers sculptés et palissés ou parfois laissés libres pour évoquer un verger en plein vent. Les variétés sont souvent rares et anciennes : The fairy, Ballerina, Fée des neiges, Belle de Londres, Lady Godiva, pour les roses, Calville rouge, Belle de Boskoop, Grand Alexandre, Nashi Shinseiki, Reine des reinettes, pour les pommes. Encore plus à l’ouest une maison qui du temps de Kahn servait de salle de projection et qui, dans la cadre des nouvelles présentations, accueillera une salle du parcours permanent dédiée aux opérateurs des Archives de la Planète.
LA FORÊT DORÉE - LA PRAIRIE - LE MARAIS
Situées au nord de la forêt bleue et installées
également entre 1896 et 1899 : la prairie couverte de fleurs sauvages (silènes, encolies, coquelicots, marguerites...) le marais et plus à l’est la forêt argentée . Deux sortes de bouleaux (pleureurs et de l’Himalaya) donnent à cette dernière sa coloration dorée en automne et des épicéas Argenteospica une teinte argentée au printemps. Plus à l’ouest, une autre vaste prairie et les anciens bâtiments d’Albert Kahn avec :
sa maison une habitation qui lui appartenait une villa où il fera installer un laboratoire de biologie le Cercle autour du monde où étaient reçus les invités (ces deux dernières maisons accueilleront l’administration du musée et les réserves des collections) et l’ancienne sellerie où il fera installer un laboratoire photo et où l’on conservera plus tard les collections d’autochromes d’où son nom de Salle des Plaques (également intégrée au parcours de visite).
LA FORÊT VOSGIENNE
Mise en œuvre tardivement (à partir de 1902), elle évoque sur 3 000 m2 seulement la forêt d’enfance d’Albert Kahn avec un paysage lorrain évoqué par des éboulis rocheux en granite poli des conifères et des feuillus (sapins blancs, épicéas, hêtres, un grand chêne...) et au sol : lierre, fougères, jonquilles... (l’ensemble transporté en train depuis les Vosges à l’origine). Ravagée par la grande tempête de 1999, elle sera restaurée de 2000 à 2002, toujours sur la base des autochromes de l’époque de Kahn, et l’on va, à cette occasion, sur de nouveaux terrains, créer un autre paysage vosgien plus accidenté, de type alsacien avec cette fois des blocs de grès roses brisés surmontés de pins.